Déraisonnement

Cela a commencé de toute évidence
dans leur plus tendre enfance
ils n'étaient pas dans l'insouciance
Leur ardeur, leur a fait perdre patience.

De quoi donc auraient-ils eu besoin
peut être juste de plus d'attention
Pour qu'ils ne perdent pas la raison
Avec ce corps semblable à une prison ?

Ils ont parfois des crises, devenant violents
c'est sans doute la raison de leur internement
le manque d'amour ou les mauvais traitements
ont dû contribuer quelque part à ce déraillement .

Est-ce pour cela qu’ils sont des affreux garnements
dès lors, on les bourre de tranquillisants
pour qu'ils deviennent sages et attendrissants
que peut-il se passer dans la tête de ces pauvres gens ?

Savent -ils cependant que sans traitement
ils redeviendraient cruels et méchants.
Comprennent-ils leur dédoublement
un être sain dans un corps pur un moment.

Ces individus que leur instinct mène au désespoir
Deviennent cruels et démoniaques quand vient le soir.
Ils ne croient plus en rien, où est leur espoir ?
Le désarroi est là, les laissant ainsi choir.

La science a beau chercher à calmer leur état
ils y arrivent mais sans comprendre le pourquoi
en les bourrant de médicaments faisant baisser les bras
Les électrochocs et les anti-dépresseurs sont leur loi.

Arrivent-ils à apaiser leurs souffrances morales
et leurs douleurs qui ne sont certes, pas fatales ?
Je ne le pense pas, il reste une peur qui n’a d’égal
que leur tristesse du lendemain et c’est normal.

20/03/2003




© Auteur Pierre Casanova