J'étais
perdu, je cherchais mon chemin
Personne à ce moment-là, ne
m’a donné la main
J'avais peur ! Je n'étais qu'un
innocent.
J'ai fait des bêtises, comme d'autres
garnements.
Sans
le vouloir je me suis retrouvé enfermé
Privé de liberté, pour avoir
essayé d'aimer
Puis de vouloir simplement juste fuguer
Avec une gamine d'un fleuron de la société.
Il
ne faut pas toucher aux enfants de riches
Cela ressemble à la plus grande
triche
Même si elle a des yeux de biche
Quand on n’a rien à offrir,
sinon une miche.
La
maison de correction pour enfants accueille
Les loups, les agneaux ensemble, sur le
même seuil
Ainsi ces enfants sont toujours surveillés
d’un œil
Les magistrats ont le pouvoir de signer
les feuilles.
Ce
sera toujours ainsi et cela à chaque
instant
Pour arriver à vaincre, certes en
dominant
C'est la vie vécue qui le veut,
obligatoirement
Enfants, en montrant ou en sortant les dents.
Moi
fou d'amour, aimant la foule et la
société
De l'amour de mes parents, j’étais
déjà privé
Dans un bagne d’enfants, je me suis
retrouvé
Avec des garçons ayant tué
avec naïveté.
Pardonnez-moi
Seigneur, mais qu'avais-je fait ?
Dès ma plus tendre enfance, est-ce
ce que je méritais ?
Ce grand malheur ! Hélas Je n'oublierai
jamais !
D'avoir dû être plus dur que
méchant, pourquoi en fait ?
Depuis
ce temps-là, j’ai prouvé
que je suis un être sain
Ayant travaillé toute ma vie avec
dureté, c’est certain
Aujourd'hui je ne suis qu'un gentil Pépé
aux mille câlins
J'ai pardonné à la société
de m’avoir enfermé, torturé en
vain.
Je
n'oublierai jamais ces moments-là
! Gravés en moi
Même si aujourd'hui je frise les
60 ans, je vis par choix
J'ai et j'aurai toujours ce cœur d'enfant,
l’amour est ma loi
Sans une once de haine, car ce passé est
mon chemin de croix.
J’ai
souvent les larmes aux yeux en pensant à
ce petit garçon
renfermé devenu trop vite grand"Sans
le moindre horizon !
Qui n'oubliera jamais ce passé d'antan
! Sans une seule raison
La glace reflète ces cheveux gris,
Ces rêves n’étaient
que des pions.