Au lendemain de ma vie

L'aube venait de se coucher
après une très longue journée
j'étais fourbu et certes épuisé
heureux de pouvoir enfin rentrer

Le chemin du retour était sans espoir
La route était comme un ruban noir
qui était triste et à mes yeux blafards
Allez donc savoir, je ne pouvais choir

Hélas je ne comprenais pas encore
que le destin se jouait de mon sort
j'étais assis sans faire de record
la joie habitait déjà tout mon corps


Soudain par la puissance du vent
en ce jour, je ne sais pas comment
la lourde porte claquant et reclaquant
je tentais de la fermer en un instant

J'ai été éjecté de mon immense camion
je n'ai guère de souvenir de la sensation
A ce moment là, j'ai perdu mes réactions
il me semblait que je voyais à l'horizon

Mon vieil ami l'ange ! qui veillait sur moi
pour me donner un dernier regain de foi
Si aujourd'hui j'ai vraiment la foi
j'en remercie l'amour qui est ma loi

Je sais pourtant ce que je redoute
quand s'insinue l'effroi et le doute
la Puissance Céleste devient une voûte
et l'émoi trace à nouveau ma route.

24/02/2003


 

© Auteur Pierre Casanova