Pourquoi
ces hommes de loi m’ont ils si mal
jugé ?
À cette époque, ils ne savaient
pas pardonner !
Dans mon cœur en ce temps-là
il n’y avait que générosité
Ces juges avec leur droit, ont réussi
à me détériorer.
J’ai
su devenir un homme fort avec une certaine
fierté
Vaincre dans mon cœur mes angoisses,
mes anxiétés
J’aimais être le centre du monde,
choyé, aimé et entouré
C’est peut-être cet amour que
l’on m’a offert, qui m’a
protégé ?
Puis
la maladie est venue pour me pourchasser
J’ai su aller de l’avant pour
vaincre avec volonté
Grâce à l’amour que j’avais
autour de moi j’ai su persister
avoir des enfants me donnant cette force
de continuer !
Avec
le temps j’ai fait cette incroyable
erreur de présumer
Que pour moi, plus rien au monde ne pouvait
me toucher.
Je me rends compte en définitive
que je me suis trompé
en revoyant défiler ma vie aujourd’hui,
j’en suis effrayé !
Je
viens d’analyser et de comprendre
la triste vérité
Je détruisais tous ceux qui de près
ou de loin me côtoyaient
J’avais cru que j’étais
devenu sage, un homme de charité
Je m’aperçois que le contraire
serait le mieux adapté .
Ma
fierté, ma violence reviennent
en moi pour tout saccager.
Serait-ce cette enfance, qui ressurgit
pour me détériorer ?
Les tranquillisants, toute cette médication
n’arrivent pas à calmer
l’angoisse qui est ancrée en
moi pour me désemparer .
Je
voudrais tant que l’on pardonne et
que l’on me donne la main
C’est dur à cet âge comprenez-moi
d’avoir cet atroce chagrin !
De faire de la peine sans cesse autour
de soi, même aux êtres chers.
Ne soyez pas comme ces hommes de loi qui
n’ont pas su pardonner.
Je
vous en conjure, soyez indulgent j’ai
fini par tout lapider.
La mort à plusieurs reprises m’a
exclu de son antre et refusé
La raison je ne la connais pas mais elle
aurait dû sans doute insister !
Je suis dans un gouffre profond, vide,
sombre, sans tranquillité !
«
Mon Dieu aidez moi, je ne suis qu’un
homme de bonne volonté »