Les fées

Deux petites fées,
belles à subjuguer,
Mains tendues en avant,
Les premiers pas se faisant.
Insouciance et rires,
Ces nymphes me font sourires.
L'une blonde comme les blés,
L'autre châtain et frisée.
Ce sont mes muses, mes trésors,
Je les aime et les adore.
Deux petits lutins,
Prêts à suivre leurs destins.
Jolies et graciles,
Deux petites filles.
Elfes de mes jours.
Enfants de l'amour.
Deux visages d’anges
Mon regard, enchantent
Murmurent en mon cœur,
La mélodie du bonheur.
Gracieuses et charmantes,
Joie de l' enfance.
Magie de deux êtres,
Que la vie a fait naître.
Amour et Trésor
Ces noms les honorent.


  Marie


  La fleur

La fleur est sublime de beauté et senteur
Les cœurs elle encense effaçant les rancœurs
Le sourire elle dessine quand le couple se déchire
Proscrire la peine et ne jamais plus souffrir
La rose est une reine pour inspirer la prose
Morose est la vie donc la plus belle s 'impose
L'ancolie  est une arme contre la mélancolie
Colis d'éperons qui ne blessent, mais l'embellie
L'orchidée est une source d'originalité
Recherchée et appréciée elle est pure beauté
Perfection venue du bout du monde évasion
Passion enivrante  elle est pleine adoration
Chaleur elle apporte quelque soit sa couleur
Odeur elle exhale quand elle porte le nom de FLEUR

Marie

Morte saison

L'aube se lève dans le duvet de l'ange
Effaçant la nature d'un coton étrange
Dans les lueurs naissantes de l'aurore
Enchanteresse, elle se pare d 'or

Dans la superbe de son agonie
Ses couleurs sont douces harmonie
Le vent tiède persistant de l'été
Caresse mon visage fasciné

Emportées par le vent d'automne
Les feuilles virevoltent
Beauté aux teintes d'ambre
Jonchant un sol de novembre

La nature lentement se dénude
Arborant de sombres attitudes
L'arbre pleure l'été qui meurt
Et mes yeux contemple son malheur

Spectres végétaux de branches émaciées
La forêt revêt un habit mortifié
Lente torpeur où s'endort la terre
En son cycle naturel de l'hiver

  Marie

Ultime sourire


La lune pleine et claire se levait sur mon jardin de roses,
Secoué par un léger souffle du vent, première douce brise,
D'une saison nouvelle ,déposant sur mon visage une pâle lueur,
Laissant paraître sur mes lèvres un dernier rictus, un sourire.

Le calme tic-tac de la vieille horloge de l'entrée, dont
Le son répétitif, témoin du temps qui inexorablement s'écoule,
Résonne dans toute la demeure, quand tout à coup, le balancement
s'arrête, comme stoppé par une force invisible; c'est l'heure !
Elle est là

Certain la qualifierait d’insidieuse, de fourbe mais pour moi,
elle est amie ,elle est délivrance. Dans ce désespoir silencieux,
Je l'attendais , je l'espérais même. Emporte-moi dans cette verte vallée,
Baignée d 'un éclatant soleil. Aux jardins de mes roses chéries.

Sans crainte je plongerais dans tes ténèbres, terme à cette existence,
aussi insignifiante qu'une poignée de sable sur la rive de l'océan,
dans cette humanité dont le seul but est la mort. Naître et marcher vers
le coucher du soleil pour trouver le mystère de son départ.

Doucement mes paupières, presque translucides, se ferment. Lentement,
se laisser glisser ,rejoindre cette lumière au-delà de la nuit.
Dans ce silence pesant, jeter un dernier regard vers son passé.
Non surtout ne rien regretter; et dans cette réminiscence une
dernière pensée sur un amour inachevé.

Un énorme nuage sombre masque la lune, et dans cette ironie malicieuse
L’obscurité  efface mon ultime sourire.

Marie




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